Mercredi 9 mars : nous visitons les serres Rosaire Pion. Le printemps est bien implanté dans ce complexe de serres de plus de 750 000 pieds carrés. L’entreprise est présente un peu partout au Québec, chez les grands noms du commerce de détail qui se préparent à ouvrir leurs centres jardins extérieurs.

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Petit tour en photos d’un des plus gros producteurs de vivaces et de fines herbes de la province. Impressionnant!

L’idée d’une femme

«Quand Jean-Baptiste Pion s’est lancé dans la culture maraîchère en 1875, sur sa terre du Grand Rang à Saint-Hyacinthe, il ne se doutait pas que 140 ans plus tard, l’entreprise serait l’une des plus importantes au Québec,  mais dans la production de fleurs et de fines herbes!»

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Les serres Rosaire Pion en 1968

C’est Maria Berthe, la femme d’Origène, petit-fils de Jean-Baptiste, qui, quelques décennies plus tard,  orienta l’entreprise vers sa spécialité actuelle. «Pour mettre fin aux protestations de son mari contre la présence envahissante des pots de fleurs dans la maison, elle installa ses plantations à l’extérieur, dans des serres.»

Aujourd’hui, le territoire est tellement grand que des vélos sont mis à la disposition des employés pour accélérer leurs déplacements d’un lieu à l’autre de l’entreprise. Ils ont plus d’une quarantaine de serres à superviser!

Une cinquième génération d’horticulteurs

Le fils d’Origène, Rosaire, acheta l’entreprise en 1968 et avec sa femme Monique Bergeron. Ensemble, ils donnèrent à l’entreprise une remarquable croissance. Aujourd’hui, la compagnie est dirigée par la Dominic Pion et sa soeur Caroline, qui forment la cinquième génération de producteurs.  «Depuis 2000, nous produisons moins de variétés mais nous visons le volume, et en nous concentrant sur les bons vendeurs», explique Dominic Pion.

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Dominic Pion en compagnie Monique Bilodeau, la responsable des semis, à l’emploi de la compagnie depuis 30 ans.

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L’équipe est composée de 170 employés chevronnés qui produisent 476 variétés de plantes vivaces et 57 variétés de fines herbes. La planification de la production exige une organisation sans faille : la température et l’humidité sont gérées par informatique et des milliers de pots sont alignés au cordeau, pour un total de 3 millions de plants en production. À la fine pointe de la technologie, l’entreprise livre dans la province et en Ontario, dans les Maritimes et, dans une moindre mesure, aux États-Unis.

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Plants de basilic en pleine croissance.

Culture in vitro et automatisation

Fait plutôt rare au Québec, les serres Rosaire Pion dispose d’un petit laboratoire de culture in vitro, qui permet de produire un grand nombre de plantes homogènes dans un temps très court. Des morceaux de la plante sont placés sur un milieu de croissance qui contient généralement des hormones végétales (les hormones assurent la croissance de la plante), des vitamines, des nutriments et un gel comme l’agar-agar. La culture se déroule dans des conditions où la température, la luminosité et le taux d’humidité sont parfaitement contrôlés.

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Le laboratoire est dirigé par le scientifique Pierre Hedegus, responsable de la micropropagation.

Ici, on ne badine pas avec l’empotage : il y a beaucoup trop de travail  pour faire tout ça à la main! D’immenses ballots sont défaits dans les conteneurs qui fournissent en terreau la chaîne de production.

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La terre est distribuée dans les pots qui avancent sur le convoyeur vers l’équipe qui, ensuite, fait les plantations. Aujourd’hui, on plante des bulbes de lys.

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D’ici quelques semaines, le résultat devrait ressembler à cela : des centaines de lys presque prêts à l’embarquement pour être livrés à destination.

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La vente annuelle de Rosaire Pion

Comme c’est le cas à chaque printemps, les serres Rosaire Pion invitent le public à sa grande vente printanière qui aura lieu à St-Hyacinthe, sur le site du complexe, les 21, 22 et 23 mai. Jardinières, vivaces, fines herbes est plants de légumes seront mis en vente au prix du producteur.

Ça donne le goût, n’est-ce pas?